Temuco_cine_detruit

Les restes d'un cinéma de Temuco

Le musée national ferroviaire Pablo-Neruda

De son enfance à Temuco et de ces trains de la ligne Santiago-Temuco sur lesquels travaillait son cheminot de père, José del Carmen Reyes, Pablo Neruda a laissé une trace dans son livre intitulé Chant général (Canto general). Il en a d’ailleurs commencé l’écriture la nuit qui a suivi la mort de son père.

Des wagons de trains de diverses époques et divers degrés de confort sont exposés dans une ancienne gare, du temps où le Chili comptait davantage de lignes. Aujourd’hui il a été largement supplanté par le bus (voir article du 16 mai 2012).

Vous pouvez y monter accompagné d’un guide dont les anecdotes égailleront la visite. Voyez par exemple le wagon destiné au président chilien, très cossu. Il y disposait d’une chambre à lui. Sa femme devait occuper une autre chambre, voisine. Mais, bizarre hypocrisie de l’époque, un passage leur permettait de communiquer.

Vous finirez la visite par la découverte d’une impressionnante plate-forme (la tornamesa, tourne-disque), dont la passerelle centrale tournait pour permettre à un train en particulier de sortir de son hangar. Pour les amateurs, une maquette reproduit l’ensemble du lieu à la grande époque de la moustache.

Si jamais vous n’aviez pas le temps d’y passer, séance de rattrapage possible sur le site du musée, via la visite virtuelle. Ouvert du mardi au dimanche.

Temuco_tornamesa

« Tourne-disque » du musée ferroviaire de Temuco

Informations pratiques : voir le site du Museo nacional ferroviario Pablo Neruda. Pour s'y rendre, prendre le micro 1 variante sur la rue Barros Araña.

Extrait du poème « El padre » :

Mi pobre padre duro
allí estaba, en el eje de la vida,
la viril amistad, la copa llena.
Su vida fue una rápida milicia
y entre su madrugar y sus caminos,
entre llegar para salir corriendo,
un día con más lluvia que otros días
el conductor José del Carmen Reyes
subió al tren de la muerte y hasta ahora no ha vuelto.

Le marché alimentaire

Temuco_marche

Le marché alimentaire de Temuco

L’occasion de faire le plein de fromage du campo (pas beaucoup plus de goût qu’ailleurs mais quand on est français, il n’y a guère que chez soi que le fromage en a, non ?), miel, légumes et fruits aussi variés que le permettent les divers climats du Chili.

Les murales de la place Anibal-Pinto

Fidèle à la tradition du mural chilien, Temuco exhibe quelques fresques aux styles variés sur cette place. En 2011 (ça peut changer rapidement, un mural), une large place était faite aux figures mapuches. On y voyait notamment un kull kull (une corne de vache utilisée pour appeler), un kultrún (le tambour du ou de la machi), une machi et son siquel sur la poitrine.

Temuco_mural_Anibal-Pinto

Un mural de la place Anibal-Pinto à Temuco

Un hôtel correct et pas trop cher

L’offre de restauration et d’hôtellerie change vite au Chili, plus encore après le séisme de 2010, dont Temuco a souffert. Devant la pénurie qui se présente au visiteur sur place, une fois n'est pas coutume, voilà une adresse (de toutes les adresses d’hôtels visités ou disparus, je ne peux en proposer qu’un dans des tarifs abordables et au confort tout à fait correct, c'est-à-dire garanti sans trou béant dans le mur de la salle de bain, comme il s’en trouve ailleurs) : l’hostal Montt. Surface minimale et salle de bain partagée, mais propre et fonctionnel. La chambre double était à 20 000 pesos en 2010, la chambre simple à 15 000 pesos (petit-déjeuner compris).

Coordonnées : rue Montt 637, entre la rue McKenna et la rue Lagos. Tél. : (+56) 45 98 24 88

Aller à Temuco en bus

Différentes compagnies partent de Concepción. Le voyage dure 4h. Au terminal de Collao vous trouverez par exemple la compagnie Bío-Bío, qui vous offre une vue panoramique depuis le segundo piso (à l’étage), aux places 17 à 20. Rien de passionnant mais si vous n’êtes pas très film de bus (voir article du 5 octobre 2011), ce sera toujours plus sympathique que la vision du siège du voisin de devant.